91 - Janvier : l'arrivée.

Publié par Lili Plume

Sommatisation : épisode 2

Pendant le vol, Nathan s’amuse avec des jeux vidéo et Maxime écoute de la musique. Moi, une fois de plus, je suis dans un état physique pitoyable ! Cette fois-ci, ce sont mes cervicales et mon dos qui me font horriblement souffrir. Je crois mourir ! Dans la programmation cinématographique proposée dans l’avion, seul Woody Allen est capable de me faire retrouver le sourire. Malheureusement, "Blue Jasmin" est l’un des films les plus sombres de sa carrière. Je passe donc une heure trente à pleurnicher le mouchoir sur le nez et telle une droguée, à avaler toutes sortes de médicaments anti-douleurs…

Déjà en contact sur Facebook avec un groupe de Français à São José, je leur ai envoyé un message avant de partir : « Bonjour ! Moi c’est Gaëlle. Une petite nouvelle dans votre ville et je suis affreusement mal fichue ! Est-ce que quelqu’un connaît un bon ostéopathe qui pourra me soigner dès mon arrivée dans le pays ? ». J’ajoute une dizaine de questions qui finissent de me faire passer pour une fille complètement angoissée. Christiane, la créatrice du groupe, au Brésil depuis huit ans et certainement habituée à accueillir des femmes d’expatriés en panique, me répond : « Chère Gaëlle. Bienvenue au Brésil ! Ne t’inquiète pas. Détends-toi. Ici, il faut savoir se poser, prendre son temps pour chaque chose … » Et en fin de message, la bonne âme me donne le nom de son ostéopathe, un certain Rodolfo.

On atterrit à l’aéroport de Guarulhos, une ville à côté de São Paulo. À notre arrivée dans le hall, un immense panneau nous accueille :

"SEJAM BEM VINDOS AO BRASIL! (1) "

Dans ma tête, je réponds : « Merci. C’est très gentil. Mais l’avenir nous dira si on est les bienvenus au Brésil…».

En tous cas, pour le moment, je ne me sens pas bien rassurée…

 

Notre hôtel

Un taxi nous emmène directement à notre hôtel à São José dos Campos. Et c’est une très bonne surprise qui nous attend. Le flat (2) dans lequel on va vivre plusieurs mois est un lieu accueillant et moderne. Une sorte de duplex cosy avec une cuisine équipée, une machine à laver et un service de nettoyage quotidien. On est au neuvième étage et une immense baie vitrée nous permet d’admirer toute la ville jusqu’à l’horizon. C’est splendide ! Surtout le soir, quand São José est illuminé ou lorsque des orages éclatent et que des éclairs strillent le ciel de toute part.

À la réception de l’hôtel, les gens sont très aimables. Ils nous donnent des conseils et nous posent beaucoup de questions. Heureusement, la plupart parlent anglais. Malgré la fatigue due au décalage horaire (trois heures en été), on se sent bien dès notre arrivée. Nathan est heureux d’être là. Il ne dort pas, comme prévu, sur le canapé, mais dans un vrai lit placé sous l’escalier à proximité d’un meuble pour ranger ses jouets. Il apprécie de déguster, tous les matins, un petit déjeuner copieux dans la salle à manger de l’hôtel et sympathise, en un rien de temps, avec le personnel et les clients de l’hôtel. Beaucoup d’Espagnols et d’Argentins venus travailler dans l’aéronautique. La standardiste l’installe, chaque matin, un long moment sur ses genoux et lui passe un dessin animé sur l’ordinateur de l’accueil. Elle nous appelle ensuite au téléphone quand il veut monter nous rejoindre dans la chambre.

Il fait autour de trente degrés. On profite d’une belle piscine et de transats confortables pour bouquiner et se reposer. En tongs et en short toute la journée, on a l’impression d’être en vacances.

(1) Soyez les bienvenus au Brésil

(2) petit hôtel-appartement